Giancarlo était l’incarnation même du dévouement. Responsable commercial chez l’un de mes clients, une concession automobile à Chiasso, charismatique et attentif aux détails. Ses chiffres de vente étaient systématiquement supérieurs à la moyenne, et sa loyauté était sans faille. Son quotidien : des plannings surchargés, de courtes vacances. Je le voyais souvent lors de mes visites, un café à la main, mais jamais avec un vrai sourire sur le visage.
Puis, un lundi, il ne s’est pas présenté au travail. Aucun appel, aucun message. Juste un appel tardif de sa femme : « Giancarlo est à l’hôpital. Il a fait une dépression, un burnout. »
Comment cela a-t-il pu arriver ?
Les signes avant-coureurs étaient là : troubles du sommeil, agitation intérieure, cynisme croissant envers les clients et collègues. Des plaintes physiques, comme des problèmes d’estomac et une fatigue persistante, devenaient également plus fréquentes. Mais dans le quotidien effréné des ventes, ces signes sont souvent négligés ou, pire, interprétés comme une faiblesse.
Giancarlo voulait persévérer, comme tant d’autres.
Ce qui a suivi, c’est la question classique : Giancarlo peut-il reprendre son rôle de responsable, ou la concession doit-elle recruter quelqu’un de nouveau ?
C’est une question à laquelle de nombreuses entreprises sont confrontées. Mais cette vision est trop simpliste, car selon l’OMS, le burnout est une réaction persistante au stress chronique lié au travail, et non un échec personnel. Des études montrent qu’avec un accompagnement professionnel, environ 70 % des personnes concernées reprennent avec succès leur activité (source : Rapport Santé DAK 2023). À condition, bien sûr, qu’on leur accorde le temps et le cadre appropriés.
Ce dont Giancarlo avait besoin, c’était d’un processus de réintégration avec un plan clair, un coaching individuel et une répartition ajustée des rôles. Et surtout, un employeur qui comprend que la performance durable ne repose pas sur l’auto-exploitation, mais sur la sécurité psychologique, des objectifs réalistes et un style de management sain.
Chez FinOptima, nous accompagnons les entreprises dans ce type de situations :
• Comment reconnaître les signes précoces de burnout chez les hauts performants ?
• Comment faciliter un retour à la responsabilité sans les surcharger ?
• Comment développer une culture où les collaborateurs ne s’« épuisent » pas, mais s’épanouissent ?
L’histoire de Giancarlo n’est pas un cas isolé. Malheureusement, c’est une réalité dans de nombreux services commerciaux, surtout dans le secteur automobile, où la pression de la réussite et la disponibilité constante sont devenues la norme.
La question la plus importante n’est pas « Peut-il gérer ? », mais plutôt « Que pouvons-nous faire pour qu’il n’ait pas à le faire du tout ? »
Aujourd’hui, après presque quatre mois, Giancarlo a retrouvé son poste initial de responsable commercial dans la même concession. Il est à nouveau motivé, mais aussi plus réfléchi. Et il bénéficie du soutien de son employeur, qui a compris le défi et assume désormais sa responsabilité plus sérieusement que jamais.
Déployer les potentiels – célébrer les réussites.



